Formations · Bac+3

La licence : liberté d'apprendre, exigence d'autonomie

La licence est la voie la plus ouverte du supérieur et celle où l'on abandonne le plus. L'écart tient rarement au niveau : il tient à la méthode de travail.

Trois ans, six semestres

La licence s'organise en six semestres validés par des crédits capitalisables. Chaque semestre obtenu reste acquis, y compris en cas de réorientation ultérieure.

L'enseignement combine cours magistraux en amphithéâtre, travaux dirigés en groupe et, dans les disciplines scientifiques, travaux pratiques.

Ce que le format exige

L'université repose sur un principe qui déroute beaucoup de bacheliers : personne ne vérifie que vous travaillez.

Les cours magistraux ne sont pas toujours obligatoires, les devoirs ne sont pas systématiquement ramassés, et la première évaluation intervient parfois après plusieurs semaines.

Cette liberté convient aux étudiants autonomes et met en difficulté ceux qui ont besoin d'un cadre. Pour ces derniers, un institut de technologie ou une section de technicien supérieur constitue un meilleur choix — sans renoncer au niveau licence.

Les mentions strasbourgeoises

Les sciences couvrent la physique, la chimie, les mathématiques, l'informatique, les sciences de la vie et les sciences de la Terre, adossées à une université de recherche reconnue.

Le droit, l'économie et la gestion disposent d'une offre complète, avec une dimension européenne et internationale marquée.

Les lettres, langues et sciences humaines proposent un large éventail de mentions, dont des langues rares.

La théologie constitue une particularité strasbourgeoise, liée au statut local des cultes : l'université propose des facultés de théologie, cas unique dans l'université publique française.

Les sciences du sport et la psychologie attirent fortement, avec des capacités d'accueil limitées.

Les cursus binationaux

C'est une spécificité qui mérite d'être connue dès la terminale.

Plusieurs licences sont organisées conjointement avec des universités allemandes : l'étudiant passe une partie de son cursus de chaque côté du Rhin et obtient un double diplôme.

Ces parcours exigent un bon niveau d'allemand et une réelle autonomie, mais leur valeur sur le marché du travail rhénan est considérable. Une université franco-allemande apporte par ailleurs un soutien financier aux étudiants concernés.

Les habitudes qui font la différence

Assister aux cours magistraux, même facultatifs : les enseignants y indiquent ce qui sera évalué.

Reprendre ses notes dans la semaine.

Travailler en groupe. L'isolement est le premier facteur d'abandon.

S'inscrire au tutorat dès septembre, avant la première mauvaise note.

Après la licence

Le master, avec une sélection à l'entrée. La licence professionnelle en un an après une deuxième année validée. Les concours de la fonction publique, y compris européens, et les admissions parallèles en école.

Questions fréquentes

La licence est-elle sélective ?

Les mentions non saturées accueillent tous les bacheliers, mais des capacités d'accueil s'appliquent dans les filières les plus demandées, notamment en psychologie, en droit et en sciences du sport.

Existe-t-il des licences franco-allemandes ?

Oui, plusieurs cursus intégrés conduisent à un double diplôme reconnu dans les deux pays, notamment en droit, en économie et en sciences humaines. Ils exigent un bon niveau d'allemand.

Combien de travail personnel prévoir ?

Autant que d'heures de cours, souvent davantage en droit et en sciences humaines. C'est le point que les nouveaux étudiants sous-estiment le plus.

Que faire si le premier semestre se passe mal ?

Consulter le service d'orientation dès décembre. Des passerelles vers un IUT, une section de technicien supérieur ou une autre mention existent au second semestre pour qui s'y prend tôt.

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